Après avoir mis le temps, le voilà le récit de mon week-end de folie à Londres. Il fallait que cela décante un peu j’imagine et puis mine de rien cela prend du temps de tout dire, ne rien oublier (ou presque) et retranscrire toutes ces émotions intenses que l’on ressent mais que l’on ne décrit jamais avec des mots. Mais le voilà mon reportage à moi… J’espère que vous ne vous endormirez pas avant la fin…Bonne lecture.

Ce weekend du 26 août est vraiment à marquer d’une pierre blanche. Pour ma part, il y a eu un avant Starfury et il y aura un après Starfury, et sans exagérer, les choses ne seront plus jamais comme avant.
On peut dire que je suis une fervente adepte de Outlander que j’ai découvert au printemps dernier quand Netflix France a mis en ligne la saison 2. J’ai jeté un coup d’œil, comme ça, par curiosité, et là je suis tombée dedans, bim, la tête la première.
Les choses après se sont enchaînées assez rapidement, entre la série bien évidemment, les pages Facebook, et les vidéos Youtube dans lesquelles je me suis jetée avec avidité. Je vivais Outlander, je pensais Outlander et je dormais Outlander et bien entendu je rêvais Sam Heughan.
Chaque moment de libre était un moyen d’en apprendre encore plus. Je me délectais de la moindre image, de la moindre interview et du moindre tweet.
Et puis il y avait les romans de Diana ; une révolution littéraire pour moi. Je les dévorais à vue d’œil. J’étais chaque jour étonnée qu’elle réussisse avec une facilité tellement déconcertante, à nous transporter dans le monde de Claire et à nous faire vivre juste avec des mots des émotions si intenses ; je riais, deux secondes après je pleurais, puis j’étais énervée et en colère, tout ça en l’espace de quelques pages. Pour une femme initialement dévouée à l’écologie et à la biologie marine, je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans sa petite tête mais se lancer dans l’écriture a été une brillante idée.
En juin, au détour d’une page Facebook, je vois « The » truc de fou…une convention Outlander va se tenir en août à Londres et une fan cherche des copines de voyage pour partager les frais…je pèse le pour et le contre…je mets à sec mon compte en banque, rencontre dans la foulée mes deux copines d’aventure ; Maud et Aurélie et nous voilà prêtes le 25 pour notre épopée britannique avec la ferme intention de toucher deux mots à Sam et de croiser ses beaux yeux bleus. Car oui, comme beaucoup, je suis une inconditionnelle de Jamie, mais encore plus de Sam qui, nous sommes d’accord, représente tout ce qu’une femme peut désirer chez un homme.

Jeudi arrive, et me voilà donc en route vers Londres où après des heures interminables entre attente et bouchons sur la route et quelque frayeurs dans l’avion, je retrouve Aurélie. Nous sommes bien conscientes que ça y est, nous y sommes, nous allons enfin rencontrer ces merveilleux acteurs qui rythment nos dimanches après-midi, nous font rire puis trembler et pleurer. Toutes émues et heureuses de nous revoir nous tombons dans les bras l’une de l’autre et attendons avec impatience le lendemain que le trio soit au complet avec l’arrivée de Maud, notre copine d’Orléans, qui est déjà une habituée des conventions.

Vendredi, après un lever plutôt difficile, nous voilà parties à la rencontre de Maud à l’aéroport de Heathrow. Nous sommes au taquet, excitées comme des puces et commençons à faire des plans sur la comète en s’imaginant déjà, pourquoi pas, avoir un bon feeling avec les acteurs et boire un verre avec eux au cours du weekend.
Je me disais que tout était possible finalement, mais après avoir débarqué à l’hôtel Parkinn et vu la looooongue file d’attente pour récupérer nos badges, honnêtement j’ai commencé à déchanter. Je ne sais pas combien de temps nous avons attendu mais j’avoue que c’était extrêmement oppressant. L’ambiance était certes super bon enfant et joyeuse mais les émotions qui m’habitait à ce moment-là (un mélange d’excitation et de concentré d’adrénaline), semblaient être les mêmes qui flottaient dans l’air. C’était presque palpable. Il y avait une telle effervescence et une telle surexcitation que je ne me sentais pas trop bien. Ça bourdonnait de partout et j’étais limite soulagée de voire que c’était un peu la même chose pour Aurélie, dont la pression du voyage j’imagine et le gros manque de sommeil (nous avions veillé très très tard) se faisaient ressentir. La pauvre commençait à paniquer. La foule étant un peu étouffante, nous sommes donc sorties prendre un peu l’air et respirer.

photo1L’émotion passée, c’était enfin l’heure de la cérémonie d’ouverture. Toutes et tous (enfin surtout toutes) assis(es) sur nos petites chaises et plus ou moins bien placés face à la scène, nous arrivions enfin au moment tant attendu depuis des mois. Maud, avait eu la chance d’avoir son Gold Ticket et était aux premières loges à 2m de la scène (la vilaine chanceuse) et Aurélie et moi étions au milieu, dans les sièges réservés aux « Stewards », autrement dit aux volontaires chargés d’aider le staff au bon déroulement de l’événement. C’était pour nous l’occasion inespérée, au-delà bien entendu de rencontrer plein de gens, de peut-être avoir la chance de côtoyer les acteurs au plus près et de vivre notre convention différemment, de manière beaucoup plus enrichissante.

ph2Sean Harry, le monsieur Loyal de la Starfury, arrive avec son micro et nous annonce que les gars sont là, derrière le rideau bleu, un pur « concentré de testostérone » fin prêts à passer et à nous faire passer un week-end mémorable. Chacun son tour les acteurs montent sur scène et disent quelques mots : Steven Cree (Ian), Grant O’Rourke (Rupert), Stephen Walters (Angus), Gary Lewis (Collum), Duncan Lacroix (Murtagh) et le grand Graham McTavish (Dougal).

ph3Et là toute la salle est sur les fesses. Je n’en reviens pas non plus…L’entrée de Steven Cree on en parle ou pas ? Comment la transformation peut être aussi flagrante entre Ian Murray et Steven ??? Enfin, c’est à n’y rien comprendre…La Starz avait peut-être une dent contre lui au départ je ne sais pas ou c’est sans doute la perruque qui change tout. Enfin quoi qu’il en soit, je crois que tout le monde était vraiment abasourdi par tant de sourire et de beauté. C’était incroyable. Vraiment.
A la cérémonie d’ouverture, notre Sam n’était pas présent mais nous l’avions notre beau gosse. Il pouvait facilement le détrôner c’est certain. Évidemment tout le monde était sous le charme et il a été ovationné comme il se doit. En tout cas, on peut dire que pour un invité de dernière minute, la Starfury ne s’est absolument pas moquée de nous.

C’était un moment très étrange de les voir là, comme ça devant nous. Pour des gens qui ne sont pas habitués aux conventions, comme moi, c’était un mélange indescriptible de joie, de montée d’adrénaline et d’hilarité. Une vraie bouffée d’air frais. C’était, de mon point de vue, la folie dans la salle. Des cris d’enthousiasme, des applaudissements à n’en plus finir. On voyait bien que tout le monde était heureux d’être là. On le lisait aussi sur le visage des acteurs. Pour Steven c’était une première. Vu l’enthousiasme de la gente féminine, autrement dit 98% de l’assistance, il n’a pas dû être déçu du voyage.

La cérémonie d’ouverture se termine et chacun regagne le couloir car le Main Hall doit être libéré pour accueillir le fameux Meet and Greet. C’est pour les détenteurs du Gold Ticket, la chance de s’asseoir à une table et de discuter avec les acteurs durant quelques précieuses minutes et de les découvrir en dehors de leurs personnages.
Nous n’avions pas ce sésame si convoité avec Aurélie mais notre précieux Badge orange de Steward avec lequel nous étions prévues pour donner de notre temps libre pour aider le Staff. Autant vous dire que ce badge était magique et nous a permis de vivre quelques instantes volés fort agréables.
Les gens commencent donc à rentrer, nous sommes postées à l’entrée principale du Main Hall et sommes chargées de vérifier que chacun à son précieux badge en or et que personne ne se promène avec des bouteilles d’alcool.
La salle est au complet, la porte d’entrée est grande ouverte, Aurélie est en face de moi. J’ai une vue bien dégagée sur le couloir principal et là, je les vois tous arriver, tranquilles, détendus. Juste le temps de lui dire « ça y est ils sont là » qu’ils entrent dans la salle applaudis par tous. Ils nous disent bonjour en passant à côté de nous, d’abord Grant je crois, assez discret je dois dire et là d’un coup, je perds Aurélie.
En guise de salut amical, Stephen lui a fait un clin d’œil. Le petit Angus de la série, cet écossais un peu pervers qui ne rêve que de rouler des galoches et tripoter Claire est bien loin derrière. Je sens Aurélie sur une autre planète et je pouffe de rire comme une adolescente.
Graham arrive ensuite, un grand colosse tout en barbe et en muscles…oui oui Mesdames, si vous ne l’avez pas déjà remarqué, notre Dougal national est un sacré gaillard. Drôlement costaud et très bel homme pour un son âge. Un espèce de Sean Connery en beaucoup plus jeune et beaucoup plus viril. Malgré sa stature hyper impressionnante, il nous gratifie en entrant d’un sourire presque timide et c’est amusant de pouvoir lire dans son regard que c’est un type d’une extrême douceur et de beaucoup de gentillesse. On voit également de suite que ce qui le caractérise à n’en point douter c’est son charisme. Il a dû donner des vapeurs à beaucoup de participantes entre nous, je pense.
Je ne me rappelle plus à quel moment il est entré mais je me souviens m’être fait la remarque que ce bon vieux Duncan avait l’air vachement décontracté. On sent le mec qui ne se prend pas la tête. Un vieux jean, un tee-shirt limite froissé et ses longs cheveux dans le vent, le voilà qui débarque tranquillou, la fête du slip, lol. Ah il est cool Duncan, un brin rockeur, avec une bière à la main, on sent bien que ce n’est pas le dernier à plaisanter et à faire la fête.
Entre temps, nous faisons la connaissance de deux super nanas, Karin et Coco, des ladies venues tout droit de Seattle et qui nous raconte avoir déjà, à d’autres occasions, rencontrés les acteurs et notamment Sam qu’elles nous décrivent comme étant adorable et reconnaissant de tout l’amour que lui portent ses fans. Nous sympathisons avec elles avec une aisance déconcertante. C’est fou comme Outlander peut rapprocher les gens. C’est peut être bête à dire mais on se sent comme dans une énorme communauté, comme une grande famille à laquelle on se sent appartenir tout naturellement. Notre anglais est un peu rouillé et nous le dérouillons grâce à elles. Petit à petit nous reprenons de l’assurance à parler une autre langue.
Et là, arrive ce grand acteur que j’avais pu admirer dans de nombreux films et qui semble à chaque fois obtenir un rôle d’homme un peu bourru et avec un fort accent écossais : Gary Lewis. Gary, est un sacré bonhomme, a great guy, un monstre de gentillesse et de bonté à l’état pur. Il entre, nous voit avec nos petits badges oranges et accompagnées de Karin qu’il semble reconnaître, nous fait un grand sourire, nous salue et nous avons droit là, sans avoir rien compris, à un mémorable big big hug de sa part. On se regarde avec Aurélie, on se sourit de plaisir mais on n’a rien compris à cette tornade qu’est Gary.
Chaque acteur part donc à l’assaut de chaque table, on entend parfois des cris de guerre – on ne sait pas pourquoi – des uns ou des autres, parfois des applaudissements et parfois des rires. Je comprends que c’est au choix Duncan ou Stephen qui font les clowns et qui amusent la galerie. De vrais gosses, c’est hilarant.
A ce moment-là, j’observe la salle, les acteurs que j’admire, l’ambiance joyeuse, le sourire sur les lèvres des gens et je me dis « mince Mimi (oui je me parle à moi même parfois…quoi pas vous??) ça fait tellement longtemps que tu n’as pas été aussi heureuse, souviens toi de chaque instant, tu vis vraiment un truc incroyable ». La fatigue aidant, croyez moi ou nous je me suis émue toute seule, limite j’avais la larme à l’œil, c’était du bonheur brut. Je suis hyperémotive, vous l’aurez compris 😉

La soirée se termine, le Meet And Greet a pris un peu de retard et les gens commencent à attendre, à s’impatienter à l’extérieur car la soirée années 40 aurait déjà dû débuter depuis longtemps. Entre temps nous rencontrons Sean Harry. Aurélie lui demande si elle peut être prise en photo avec lui. Il s’exécute et nous discutons un peu avec lui. Il est super sympa, nous discutons principalement de la Convention.
Les gens quittent la salle petit à petit, les acteurs aussi et les derniers à partir sont Steven, très demandé visiblement – on comprend pourquoi – et Gary qui ne veut plus quitter ses fans.
La fête est sensée battre son plein, mais fatiguées et après avoir emmagasiné déjà tellement de beaux moments, nous rentrons nous coucher pour quelques heures à notre Hôtel, à quelques minutes du ParkInn.

Et là commence, le samedi 27 août, la plus belle journée de toute ma vie. Ce matin n’est pas un matin comme les autres, c’est un matin plein d’émotions qui m’attend : je vais enfin voir Sam Heughan.
La veille, ayant déjà bien saoulé mes compagnes de chambrée en répétant au moins toutes les 5 minutes « Demain je vois Sam, demain je vois Sam… », ce matin je suis excitée comme une puce, je ne tiens plus en place. C’est une sensation vraiment étrange, voyez-vous, que de se dire que l’homme qu’on a admiré pendant des mois et des mois via son écran va enfin nous apparaître comme ça devant nos yeux, en chair et en os. On espère pouvoir lui glisser quelques mots, établir un contact visuel, un french kiss – bah biensur et puis quoi encore et puis non, on se dit que rien que le fait de le voir et l’observer en silence sera déjà merveilleux et incroyable.

Donc après avoir dormi, je dirais 4 minuscules heures et avoir avalé un petit-déjeuner McDonaldien sur le pouce, nous nous dirigeons enfin vers l’hôtel, à 9h tapantes, pour reprendre avec Aurélie du service en tant que steward. On nous explique que la « Photo Session » va se dérouler ainsi : une petite salle est prévue pour le photographe et les acteurs. Le Main Hall sera quant à lui destiné à créer des files d’attente pour les différents acteurs et les photos de groupe. L’anglais le matin aussi tôt et avec très peu de sommeil n’étant pas notre fort, nous ratons le coche pour s’occuper de gérer les gens à la porte de la petite salle. Moi qui espérais tant pouvoir admirer à loisirs les acteurs dans cette salle magique, je prends sur moi et nous nous dirigeons vers l’arrière du Main Hall où un espace est réservé afin de garder les sacs des demoiselles durant la séance photo. Les files d’attente commencent à se former, pour chacun des acteurs. On sent dans la salle l’excitation de chacune, tout le monde est de bonne humeur, certaines se sont mises sur leur 31, d’autres se sont munies d’accessoires pour une mise en scène lors de leurs photoshoot. C’est très amusant de voir cette effervescence et encore plus de voir que pour une femme, et bien c’est très dur de se séparer de son sac à main qui contient toute sa vie à l’intérieur.

Les files d’attente commencent à bouger, petit à petit certaines viennent récupérer leurs sacs et l’on comprend que ça y est les acteurs sont là, frais (ou pas) et dispos pour le plaisir de ces dames. La ligne prévue pour la photo avec Sam est quant à elle juste impressionnante, on voit bien que c’est lui le gagnant dans le cœur de chacune.
Moi je suis stressée. Outre le fait que conserver dans un espace si réduit autant de sacs à main relève du défi et constitue un joyeux bordel, je sais que Sam va bientôt arriver. Je suis sur les nerfs, j’ai mal au ventre comme à la veille d’un examen, je ne me sens pas bien.
A ce moment-là, une jeune fille, visiblement choquée par ce qu’elle vient de vivre, se dirige toute pantelante vers notre « vestiaire improvisé » pour récupérer son sac. Elle tremble comme une feuille, je n’ai jamais vu quelqu’un dans un état pareil. Je lui demande si ça va et lui dit « Tu as vu Sam c’est ça ? ». A deux doigts de s’évanouir, elle me répond que oui, qu’elle a eu sa photo avec lui, qu’il est tellement beau, si bien habillé, qu’elle n’en revient pas. Elle va nous faire une syncope ce n’est pas possible, on va la perdre. Elle repart, encore vacillante et tout émue et ouf, on a évité le pire.

Quoi qu’il en soit, n’y tenant plus, je regarde Aurélie, et prend la décision d’abandonner quelques instants mon poste pour me diriger clandestinement vers la salle du photoshoot. La porte est grande ouverte. Je respire un grand coup, mon cœur bat la chamade et je m’engouffre dans la pièce.
Et je le vois, il est là, je ne rêve pas : grand, tout sourire, la petite barbe de 3 jours, le cheveu bouclé et roux comme on l’aime, il enchaîne les clichés avec les fans. On ne voit que lui ; il est beau, rayonnant, presque solaire. Il a une classe folle, il porte un jean noir, un t-shirt gris clair et une veste casual bleu marine ainsi que de belles boots marrons. Remarquez il serait venu en pyjama ou en jogging qu’il aurait quand même été fantastique, j’en suis sûr. Je l’observe des pieds à la tête, mon cœur rate un battement et je quitte la salle. Ouf, c’était bref mais intense.

Je reviens donc dans le Main Hall, ben oui j’ai du boulot quand même, et je tente, tant bien que mal de me reconcentrer sur la tâche que l’on m’a confié. Je suis à ce moment-là, je dois dire dans un état assez second, comme sur un petit nuage.
Pas le temps de me remettre de mes émotions que voilà une des filles du staff qui nous demande de nous diriger chacune notre tour, vers la petite salle, avec notre « Picture Ticket » histoire de ne pas rater notre séance photo avec Sam, qui nous a coûté quand même les yeux de la tête.
Je remonte la file d’attente, privilège du statut de steward oblige, et me retrouve derrière 2 ou 3 filles à quelques secondes de ma photo avec lui l’élu de mon cœur. Tout va très vite, chaque fille a droit à une dizaine de secondes avec Sam. J’ai un peu de peine pour lui, je me dis qu’on se croirait quand même un peu à l’usine, mais il joue le jeu, visiblement super content d’être là.
Pas le temps de réfléchir, c’est mon tour, je lui lance un « Hi Sam », il me salue, me demande comment ça va, on se sourit et je me retrouve tout contre lui, sa main sur mon épaule et la mienne lui enserrant la taille. J’esquisse un semblant de sourire. Bon je sais déjà que je vais avoir une tête affreuse comparé à lui, mon double menton va ressortir c’est sûr, je vais paraître 20 kilos de plus, mais ma seule pensée à cet instant c’est « ma main est actuellement sur la taille de Sam Heughan…OMG OMG OMG ». En dehors je suis toute détendue, mais en dedans je bouillonne, je suis une midinette, oh mon dieu ça y est je suis passée du côté obscur de la Force.
J’ai honte un peu quand même je l’avoue. J’ai 33 ans, l’époque de la fan-attitude de mes années collège-boys bands est passée depuis bien longtemps, je suis une adulte mature et responsable et là j’ai un peu craqué je l’avoue. Mais bon que voulez-vous, c’est Sam, ça ne s’explique pas.
Bref, je retourne finir mon boulot, enfin j’essaie, après cet instant délicieux et les séances photos se
terminent.

Entre temps commencent les fameuses Q&A, ou plus communément appelées les questions/réponses avec les acteurs. Le premier à passer est Steven Cree. De nouveau ovationné comme il se doit, il prend place sur sa chaise et entame son échange avec les fans.
Décidant à ce moment-là de faire l’école buissonnière, Aurélie et moi nous sortons un peu prendre l’air. Nous retrouvons à l’extérieur d’autres fans françaises dont Gabrielle, une jolie petite lyonnaise toute pétillante et adorable qui nous dit, que parait-il, Gary Lewis est dans les parages, au bar de l’hôtel. Sans vraiment y croire mais espérant malgré tout saisir l’occasion qui ne se représentera sans doute plus, nous nous dirigeons vers le bar tant convoité avec l’envie subite de boire un verre. Gary est au comptoir attendant visiblement d’être servi. Nous l’observons – hum le plus discrètement possible – et il part s’asseoir à une table.
Il est accompagné de plusieurs personnes dont des fans. Aurélie, se sentant l’âme audacieuse, s’approche et lui demande si on peut se joindre à eux. Tout sourire Gary nous répond que oui bien sûr nous pouvons venir. Nous nous asseyons à côté de lui et Aurélie entame une discussion qui va changer notre week-end.
Aurélie est originaire de Bretagne. Les bretons et les écossais partageant une culture commune et les voilà qui commencent à échanger sur cette communauté celte si singulière.
Moi je n’ose pas trop m’immiscer dans leur conversation, la culture celte je n’y connais absolument rien mais je laisse ce moment de grâce rien qu’à Aurélie. C’est très amusant de les voir échanger leurs points de vues et leurs petites histoires, on les sent tout les 2 vraiment émus de partager sur leur culture commune qui, il faut le dire, leur prend aux tripes.
Du coup je découvre un acteur adorable et chaleureux. Il nous parle de l’Écosse et on sent que son cœur n’appartient qu’à ce pays magnifique. Il nous raconte quelques anecdotes, entonne quelques chants écossais, il parle musique essentiellement et nous sommes tous sous son charme.
Ce type, c’est vraiment la gentillesse incarnée ; une belle personne qui mériterait sans doute beaucoup plus de reconnaissance. Il aime ses fans, cela se voit, il est chaleureux, souriant et passionnant. Il me demande rapidement d’où je viens…ah ben je suis de Lorraine, bon ben forcément c’est tout de suite moins excitant mais bon je comprends.
Ensuite Gary nous dit qu’il doit y aller, qu’il doit se préparer pour son Q&A avec Graham. Il nous prend un par dans ses bras, on a tous droit à notre hug. Chacun lui dit quelques mots. Tout naturellement, je lui dit qu’il est un gars formidable, qu’il a l’air de tellement aimer aller à la rencontre de ses fans que c’est très touchant et qu’on ne s’attendait pas à tant de dévouement de sa part. Il me remercie, j’ai droit à un baiser sur la joue et il nous dit à plus tard.
Nous repartons bras dessus-bras dessous avec Aurélie, visiblement encore toute émue, et nous nous disons qu’au final cette convention c’est la convention de tous les possibles, et même boire un verre avec Collum McKenzie est à portée de main. C’est pour dire.

Nous nous redirigeons donc vers la salle où a lieu le Q&A, fins prêtes pour l’arrivée tant attendue de Duncan et de Sam. Ils arrivent tout détendus, et contents d’être là, super à l’aise et souriants. Une file énorme, limite jusqu’au bout de la salle, commence à se constituer. Forcément, tout le monde veut leur poser des questions et surtout à Sam. Duncan, à chaque question ne le concernant pas, fait mine en effet de s’ennuyer, c’est très drôle. On sent une belle complicité entre les deux, c’est un moment très chouette.
Contrairement au récit de Stella qui a très bien suivi ce questions and answers (si vous n’avez pas lu son reportage je vous le conseille vivement), et bien moi je dois vous avouer je n’étais pas du tout concentrée. Il était déjà pour nous super difficile de comprendre ce que chacun répondait (notre anglais a montré ses limites à ce moment-là) mais en plus j’avais Sam juste en face de moi. J’avais 2 solutions qui s’offraient à moi ; soit je mettais en œuvre toutes les cellules de mon cerveau pour comprendre au maximum ce qui se tramait sur la scène, soit je me déconnectais totalement du sens des phrases et me concentrais uniquement sur la vue merveilleuse que j’avais là sous mes yeux.
En fait je m’en suis tenue à la seconde solution sans regret aucun, essayant malgré tout de temps en temps de suivre un peu la conversation pour avoir bonne conscience. Comme à son habitude, Sam était tantôt sérieux, tantôt hilarant mais toujours charmant et souriant. Duncan n’était pas en reste, il est super cool Duncan.
Je retiens aussi, tout comme Stella, ce grand moment de fou rire général suite à la question un peu maladroite de notre compatriote Virginie, qui exerçant elle-même ses talents d’escrimeuse, a demandé aux garçons s’il leur arrivait de pratiquer cet art de l’épée pour s’entraîner, tout comme elle, dans la nature…le « to do it in the nature » était tellement hilarant quand les deux ont, comme des ados, tourné le sens premier de la phrase en une question complètement tendancieuse. Ils se bidonnaient tout seul sur la scène et Sam, il me semble a dû dire du genre « non mais en général je fais ça tout seul ». Mais de quoi parlait-il ?? Ça partait un peu en sucette mais c’était très drôle, Virginie qui voulait vraiment avoir sa réponse et qui s’embourbait et les garçons qui lui disaient en la taquinant « Keep talking ».
Vers la fin, alors qu’il ne reste plus qu’une seule question, il me semble entendre quelqu’un au premier rang demander à Sam s’il est célibataire. Sam rigole, et afin de détourner la question, lui demande si c’est elle ou sa mère qui veut savoir, tout le monde ris mais je n’entends pas la suite et je me dis que ben évidemment il fallait bien que la question tombe à un moment donné mais Sam ne nous dira rien…et c’est avec beaucoup de frustration que nous n’obtenons pas de réponse…le mystère reste entier, encore une fois.

Après ce duo des plus hilarants, c’était au tour de nos Laurel et Hardy de Outlander de passer sur scène. Stephen et Grant s’installent tranquillement et c’est parti. Nous quittons à nouveau nos chaises et partons tenir un peu compagnie à Maud qui se charge de gérer la file d’attente pour la session des autographes. Les Golds passent en premier et c’est très long. Ils ont l’air d’avoir la chance de pouvoir discuter un peu avec les acteurs présents. Nous sommes un peu jalouses à ce moment-là, j’avoue. Ceci dit je me console en me plaçant de manière très stratégique, pile poil au bon endroit, pour pouvoir observer à loisirs Sam qui signe ses autographes. Il a entretemps fait tombé sa petite veste et se retrouve en t-shirt, et c’est avec beaucoup d’émotions et des petits cœurs dans les yeux, que je constate que Monsieur cachait sous cette veste des bras musclés et forts à souhait. Je ne défailli pas et me rince l’œil tranquillement et sans aucun scrupules…Ce week-end me coûte les yeux de la tête mais pas de souci je profite de chaque instant.ph4

Entre temps, le Q&A de Graham et de Gary commence. On s’installe. C’est marrant, parce que les voir ensemble donne vraiment l’impression qu’on a affaire à des frères. Entre eux deux règne également une belle complicité tout comme avec Duncan et Sam. On sent que les heures de tournage en tant que Dougal et Collum les ont beaucoup rapprochés.
Je me rends compte bizarrement, que je comprends très bien ce que raconte Graham ; il a une voix grave mais puissante et qui porte. A un moment donné, il nous parle de ses racines écossaises. C’est un moment très touchant et avec plein d’émotion dans le regard, il évoque son père décédé récemment, le fait que ses ancêtres étaient peut être là, à la bataille de Culloden, et qu’ils ont connu les conséquences directes de la défaite face aux anglais, que ce soit dans leur rude quotidien ou par rapport à leur culture si singulière.
ph5La discussion part ensuite en rigolade générale quand ils commencent à aborder le dur sujet de Jamie et à quel point ce type est pénible et agaçant parce qu’il est « so damn perfect » et meilleur en tout et que personne ne leur laisse à eux, les frangins la chance de sortir du lot, faute d’avoir essayé. En gros ils disent que Jamie est vraiment un enfoiré et que ce n’est pas juste. Vraiment hilarant.

La session se termine et les détenteurs des Regular tickets commencent à patienter. Les Gold n’ayant pas encore fini de passer, nous abandonnons Maud et nous nous éclipsons vers notre hôtel afin qu’Aurélie puisse revêtir sa magnifique robe de Claire, simple mais efficace, cousue main par une couturière afin de participer au concours de Cosplay. Elle enfile sa belle robe, je lui boucle ses longs cheveux bruns afin de la faire rentrer dans le personnage et nous repartons pour la Convention.

Nous arrivons pile poil au bon moment pour notre mémorable séance d’autographe. Nous commençons en beauté avec Sam. Je suis un peu stressée, je sais que je vais pouvoir lui parler et je me repasse en tête ce que j’ai l’intention de lui dire (ça fait juste 2 mois que j’essaie de trouver la bonne phrase) et là j’ai une idée.
Nous arrivons devant lui et je le salue. Il me demande comment ça va et je lui dis « Regarde Sam, j’ai trouvé Claire dans les couloirs je te la ramène ». Il lève les yeux, regarde Aurélie et nous dis du genre « ah c’est chouette et vous avez même fait les cheveux, c’est super ». Aurélie enchaîne en lui disant que l’on vient de France JUSTE pour lui.
Il nous remercie chaleureusement et en profite pour nous demander ce que l’on a pensé de son accent français dans la saison 2. Perso moi il me parlerait en chinois que je le trouverais tout autant sexy mais je lui dis que son accent n’est pas mal du tout. Il fait alors une drôle de tête et semble douter de ce que j’avance. Je lui réponds que si si son accent est très bien et qu’il est vraiment très…séduisant. OMG OMG OMG j’ai dis à Sam que le trouvait séduisant.
Et là, il me regarde avec ses magnifiques yeux bleus qu’il plisse légèrement, prend un air mi amusé-mi dragueur et me répond par un « mmmhh » concentré, du genre « ok je vois, intéressant »…Ok, là je me liquéfie intérieurement, Sam vient de me faire un de ces regards de séducteurs qui te tue littéralement sur place et il m’achève avec un sourire à se damner. Il finit son autographe et j’en profite pour lui dire ma phrase un peu cucul mais que je voulais absolument lui dire ; je lui souhaite de tout mon cœur, le meilleur dans sa carrière et surtout dans sa vie. Il nous remercie encore avec son « Thank you so much » et nous passons à la file pour Duncan.
A ce moment-là, Sam appelle Duncan et se fout de lui en lui disant « Dis donc ta file est vachement longue, arrête un peu de discuter ». Je regarde Sam lui dit qu’il est juste jaloux de Duncan et il se met à rire.

Nous arrivons ensuite dans l’autre pièce où se trouvent tous les autres acteurs. Nous leur glissons quelques mots, leur demandons s’ils seront présents à la party le soir même et nous leur exprimons toute notre empathie par rapport au fait de rester des plombes à signer et signer et encore signer. Stephen me dit de ne pas m’inquiéter que c’est un bonhomme et qu’il gère et tous nous assurent qu’ils viendront faire la fête avec nous.
On finit en beauté la session avec notre super pote Gary, que Stella appelle justement le serial-hugger. Il se donne la peine avec chaque fan, chaque personne, de se lever, de faire le tour de la table et de nous remercier encore et encore d’être là en nous serrant dans ses bras. Il est fantastique ce Gary. C’est notre tour, il nous reconnaît, félicite Aurélie pour sa robe, nous tape la bise, le petit hug habituel et nous lui disons à plus tard.

Nous étions parmi les dernières pour l’autographe avec Gary et petit à petit le couloir se vide. Il n’y a plus personne ou presque et nous attendons que les séances photos commencent pour le concours de Cosplay. Nous patientons, patientons et je m’ennuie ferme. Je me demande si certains acteurs sont encore là et curieuse comme je suis je me dirige vers la salle où Sam signait. Et oui il est encore là, il discute avec le staff je crois et je les vois qui commencent à sortir dans le couloir.
Sam arrive, je le regarde, l’admire, je n’en perds pas une miette, je suis comme Icare attirée par le soleil. Il passe devant nous et là, le moment de grâce ultime pour une fangirl, il se retourne, me fait un signe de la main, un grand grand sourire et nous dis « See you later girls ».
Je suis aux anges, il n’y avait que nous dans cette direction, il m’a regardé moi et pas une autre. Je biche à mort et je ne m’en remets pas. J’ai un sourire niais qui s’incruste sur mon visage.

Passé ce moment divin, nous nous dirigeons dans la fameuse salle pour les photoshoot des participants au cosplay contest. Maud nous rejoins et nous tenons compagnie à Aurélie. C’est son tour, 2 ou 3 photos, elle prend la pause et nous la laissons en pleine discussion avec une autre Claire (la version d’un certain âge, une petite mamie qui a fait elle-même sa belle robe d’époque et ce avec beaucoup de talent).
Maud et moi allons donc dans la salle principale où toutes les tables ont été dressées afin d’accueillir les acteurs et les attendees pour le fameux concours. La salle se rempli petit à petit et les acteurs arrivent. Ils vont être les juges ce soir et ont l’air de prendre très au sérieux leur tâche.
ph6Le défilé de cosplay commence : plusieurs Claire dans ses diverses tenues de la saison 1 et 2, des tenues hors catégories (Walking Dead et Duncan McLeod) et puis un Black Jack Randall avec son fouet, une jeune espagnole avec tout son fan club à notre table. Là Sam se lève et rentre dans son personnage. Ce n’est plus le beau et doux Sam que nous avons devant les yeux, mais bel et bien le valeureux et guerrier Jamie. Moment très amusant il se lève donc, fait mine de vouloir sauter à la gorge de BJR et Graham et Duncan le retienne « Non Jamie ! ».
Passe bien évidemment notre Aurélie, une Claire comme on l’apprécie, tout en simplicité et naturelle avec cette démarche presque empruntée qu’on lui connaît au tout début de la série quand elle débarque pour la première fois dans la grande salle de Castle Leoch, en robe d’époque. Elle est tellement jolie. Je croise les doigts et prie pour que Gary ai l’idée de convaincre ses acolytes que c’est elle qui mérite de gagner.
Les tenues sont vraiment magnifiques, certaines reproduisent à la perfection les divers costumes de Claire que nous retrouvons dans la série et les acteurs sont visiblement sous le charme. Surtout Sam j’ai l’impression. Forcément, Claire c’est son épouse quand même.
Arrive pour leur second passage, deux magnifiques nanas, sous les traits de Geillis et de Claire, une version visiblement très aguicheuse qui semble vouloir lui montrer ce qui se cache sous son jupon. Nous ne sommes pas habituées à voir une Claire avec cette attitude mais c’est amusant et Sam, encore une fois rentre dans son personnage et nous fait rire à nouveau en lui disant « Attend qu’on rentre à la maison ».

Bien évidemment tout du long, moi je n’ai d’yeux que pour Sam. Je profite encore et toujours, le week-end passe à une allure impressionnante et je veux pouvoir emmagasiner le plus d’images possibles de lui. A un moment donné je dois même avoir le regard un peu vide et rêveur avec un vieux sourire bien niais sur les lèvres mais je savoure autant que je peux. Maud me parle à plusieurs reprises mais je ne l’entends plus. Je n’entends plus rien autour. Je suis bien consciente que ces moments sont particuliers et précieux et je ne veux pas en rater un instant. Maud si tu lis ces lignes, je m’excuse encore d’avoir fait la sourde oreille mais c’était Sam, tu comprends ? Lol

ph7La grande gagnante est Anna, une petite brunette qui a reproduit à la perfection la tenue de Claire en infirmière de guerre et sa gestuelle (aperçue dans les toutes premières minutes de la série). Sa prestation en a épaté plus d’un car la demoiselle, en fauteuil, a surmonté son handicap et est arrivée avec uniquement une béquille et ce courage méritait vraiment cette ovation.
Sam, se lève, vient la féliciter et grrrr lui faire la bise et Sean annonce qu’elle a gagné, petite veinarde qu’elle est, deux golds tickets pour l’année prochaine.
La soirée cosplay s’achève, Maud décide de rentrer se coucher et les garçons repartent par leur porte secrète en nous disant à tout à l’heure pour la party sur le thème du tartan. Alors oui, je parle de porte secrète car cette porte là est un mystère. J’ai eu beau mener autant que faire se peut, ma petite enquête, impossible de savoir où cette porte à double battant menait. Et cela me frustrait, car j’aurais bien aimé, au détour d’un couloir, ohhh comme par hasard croiser les acteurs ou Sam, par exemple. Hehe.

Nous nous dirigeons à notre tour vers la soirée tartan.
Là nous retrouvons Gary et nous papotons avec lui de tout et de rien. Il nous avoue qu’il a adoré le costume d’Aurélie, que c’est elle qui était le plus fidèle à la vraie et qu’il a fait tout son possible pour qu’elle soit parmi les premières au concours de costumes. Il ajoute qu’à plusieurs reprises elle était passé en seconde position mais que bon voilà c’est comme ça il n’a pu convaincre ses collègues.
Les autres sont sur la piste de danse je crois. Pas de mouvements de folie ou d’hystérie, ils se mêlent aux fêtards, ils sont des monsieur-tout-le-monde, très disponibles et sympathiques au possible et c’est ça qui est super. Je regrette juste (et je ne suis sans doute pas la seule) que Sam ne soit pas là. C’est quand même dommage, il aurait pu au moins faire une petite apparition, même histoire de juste tâter le terrain. Je suis sûr que tout se serait bien passé car l’ambiance était vraiment bonne enfant.
J’abandonne Gary et Aurélie 10 minutes en pleine discussion pour nous chercher un verre, je me retrouve avec Graham a côté de moi au bar comme si de rien n’était et Grant. Puis d’un coup quelqu’un s’accroche à mon bras. C’est Aurélie, qui m’annonce que Stephen lui a proposé de partager une danse avec lui. Bien évidemment elle a accepté et je les retrouve sur le dancefloor dans un rock endiablé. Gabrielle me rejoint et nous hallucinons ; notre copine est en train de danser avec Angus. Je tiens à préciser que le jeune homme danse plutôt pas mal et sait faire tourner les filles, un brin séducteur. Aurélie à l’œil qui pétille et nous la laissons savourer ce moment rien qu’à elle, car oui Stephen ne danse qu’avec elle et pas une autre.
La soirée se passe tranquillement dans une super bonne ambiance et nous rentrons vers 2h à notre hôtel, des images de cette belle journée plein la tête et le cœur lourd car la fin du weekend est proche.

Le dernier jour malheureusement est arrivé très très vite. Nous nous levons encore plus tôt ce matin-là pour préparer nos valises. Nous retravaillons lundi et devons repartir de bonne heure. Je suis très triste de rater une bonne partie de la journée et notamment les Q&A du jour et la cérémonie de clôture, mais je dois être à l’aéroport pour 11h maximum.
Nous repartons donc toutes les trois vers la Convention, accompagnées de nos valises et nous retrouvons les autres Stewards car une autre séance photo à lieu ce matin et nous allons aider encore un peu avant de partir.
Les files d’attente se reforment mais il y a bien moins de monde que hier. Moi je n’ai qu’une pensée, c’est revoir une dernière fois Sam. Je cours retirer de l’argent (mon dieu mon banquier va me maudire) et me voilà, me préparant pour un ultime moment avec lui l’élu de mon cœur. J’entre dans la fameuse salle et me retrouve avec d’autres dont Aurélie qui attend aussi pour sa photo. Sean est à côté de nous et je ne sais plus comment nous sommes arrivée à lui parler de cela mais nous discutons à propos de Tobias. Sean nous annonce qu’il est « on the top of my list » pour l’année prochaine et qu’il va tout faire pour qu’il fasse parti des acteurs. Nous sentons le petit scoop 😉

Sam est bien entendu là, bien entendu toujours aussi beau et rayonnant. Aujourd’hui, il porte son petit jean noir, une belle chemise bleu roi et une petite veste décontractée Barbour me semble-t-il. Je fais vite fait la queue et c’est mon tour.
Sam me dit bonjour, je lui demande comment il va ce matin et lui demande une faveur et s’il veut bien un hug pour la photo. Il me répond « Sure, come on » et sans comprendre ce qui m’arrive me voilà dans ses bras. Il me sert fort, mes mains sont posées sur son torse (aie aie aie) et mon paradis à moi est là c’est certain. Je pourrais rester des heures ainsi, comme ça entouré de ses bras musclés oui oui on sent que ses bras et le reste sont musclés ^^ mais ce moment est bref et c’est déjà fini. Mais je peux vous dire, sans mentir, que se retrouver là contre cet homme c’est un moment de grâce, presque divin, sans exagérer aucunement…bon un peu quand même mais vous me comprenez n’est-ce pas ?ph8
Je le remercie, comme à son habitude il m’offre son grand sourire, me dis à bientôt et je me poste sur le côté en attendant qu’Aurélie prenne sa photo.
Nous sommes sur le point de partir quand je vois Gary juste à côté. Ce serait dommage de quitter la convention sans le remercier chaleureusement et lui dire à quel point nous avons été plus que ravies de le rencontrer, lui en particulier. Je me dirige vers lui et l’appelle ; il est toujours tout sourire et nous reconnaît. Nous lui disons que nous devons bientôt partir et que nous sommes tristes. Il nous demande dans combien de temps et nous dit que là il a fini sa séance photo et qu’il est dispo pour aller boire un verre. Quoi ? Ok Gary Lewis nous invite à boire un pot…normal. Ah ah.
Nous lui répondons qu’on a un peu de temps, nous reprenons nos valises, je retrouve Maud qui fait la queue pour ses prochaines photos et lui fait un gros bisou en lui dit à bientôt, nous choppons Gabrielle au passage et nous nous dirigeons vers la sortie avec Gary, qui, en bon « serial hugger » qu’il est, continue de faire des câlins a tout le monde sur son passage. On se fraye un chemin et nous nous retrouvons dehors à se demander où nous allons bien pouvoir aller boire un verre.
ph9Les pubs n’étant pas ouvert à cette heure-ci, nous décidons d’aller au bar de l’hôtel où logent les acteurs. Nous nous asseyons, Gary nous paie un café et nous voilà pris dans une super discussion, entre ce que nous faisons dans la vie, des petites anecdotes de Gary et de tout et rien en même temps. Mais le temps presse je dois partir. Nous prenons quelques photos, je fais un bisou aux filles, Gary me fais une grosse bise et me souhaite bon voyage en français s’il vous plait, et me voilà dehors.

Il pleut à l’extérieur et c’est à peu près ce qu’il se passe dans ma tête. Ca y est le week-end est bel et bien fini. C’est trop trop triste mais bon il faut bien retourner à la réalité. Comme on dit « Life is life ». Et la réalité me rattrape bien vite car je commence à paniquer. Je viens de me rendre compte que l’arrêt de bus vers lequel je me suis allée n’est absolument pas l’arrêt pour le bus que j’étais censée prendre. Je me dirige à la hâte vers un autre, 200 mètres plus haut mais aucun bus à l’horizon. J’appelle Aurélie, en totale panique lui dit que ça y est c’est sur je vais rater mon bus, mon avion et je me vois déjà devant redébourser 200euros pour pouvoir rentrer chez moi. Ce n’est juste pas possible.
Elle me dit que Gary a pris son manteau et est parti en courant me rejoindre dans l’intention ferme de me payer le taxi jusqu’à l’aéroport. Il est fou, il est hors de question qu’il fasse ça.
Je me redirige tout de même vers l’hôtel et le vois marcher en vitesse vers le premier arrêt de bus. Il pleut c’est l’horreur, mais j’arrive tout de même à le retrouver. Je lui explique la situation et nous voyons débarquer un bus qui visiblement va vers l’aéroport. Gary court après lui pour l’empêcher de repartir, je le remercie d’être venu à ma rescousse, petit hug et toute émue je rentre dans le bus et nous démarrons.
Ouf je l’ai échappé belle, bonjour la grosse panique mais ce moment était unbelievable. Après réflexion, j’avais l’impression d’être dans un film. Dis comme ça c’est très très niais et bête mais c’était tellement ça. J’étais l’héroïne aux cheveux trempés avec sa grosse valise en panique et tel un Zorro, Gary Lewis interprétant son propre rôle et venu à ma rescousse, courant après le bus pour l’empêcher de redémarrer. Quand j’y repense c’était vraiment comme dans un film.

Le retour en France à quant à lui été assez dur, le sentiment d’être encore dans sa bulle et l’impression de voir les choses se dérouler comme au ralenti comme si on était étrangère à cette réalité qui reprend son court. C’est difficile, on l’a tous vécu, ce retour à la vie quotidienne, et ce moment précis où cette petite bulle éclate et où on reprend avec regret sa vie de tous les jours. C’est le syndrome ‘post-convention’ paraît-il. Seuls les initiés peuvent comprendre.
Seuls des fans de la grande famille Outlander peuvent comprendre ce genre de choses, ce sentiment de vivre des moments inoubliable, en rencontrant des gens admirables et admirés et en partageant de chouettes moments. Je ne regrette aucun instant et surtout aucun euro -et il y en a eu- de dépensé.
L’an prochain, nous remettons ça avec mes copines Outlander et nous allons nous prévoir, je l’espère un détour par Londres et/ou par l’Écosse. Nous nous revoyons très bientôt pour un petit debrief de tout ça, pour nous remémorer ces instants précieux et nous organiser notre prochaine convention « The Highlanders 2 ».
Définitivement il y avait un avant Starfury et il y aura un après.

FIN

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